La taille des arbres fruitiers

Pourquoi tailler un arbre fruitier? Quels sont les types de taille? À quel moment tailler les branches? Quelle forme doit-on donner à l’arbre? Comment favoriser la mise à fruit? Pour peu que vous sachiez répondre à ces questions, vous serez en mesure de faire les interventions nécessaires pour maintenir vos arbres en santé, fleuris au printemps et remplis de fruits à l’automne...

Pourquoi tailler un arbre fruitier?

On taille un arbre fruitier pour enlever les parties mortes ou malades, faire pénétrer le soleil, améliorer l’aération de l’arbre et favoriser la mise à fruit. La taille permet au soleil de mieux pénétrer l’épaisseur du feuillage. La taille favorise aussi la croissance de toutes les parties de l’arbre. De plus une bonne aération de l’arbre réduit les risques de maladies liées à la prolifération des champignons en milieu humide.

Une erreur que les jardiniers amateurs font souvent, consiste à tailler les branches comme s’il s’agissait d’une haie c’est-à-dire en ne coupant que les extrémités. Ce type de taille peut convenir aux pêchers et aux abricotiers qui réagissent bien au raccourcissement des rameaux, mais pour la majorité des arbres fruitiers, il vaut mieux s’abstenir de raccourcir le bout des branches car le maintien de la vigueur de l’arbre et la transformation des bourgeons à feuille en bourgeons à fruit répond à une toute autre stratégie de taille!

Les trois types de taille

Il y a 3 types de tailles : les tailles de formation, d’entretien et de rajeunissement qui correspondent aux différents âges de l’arbre.

La taille de formation

Durant les premières années de croissance, il est préférable de tailler le moins possible car chaque coupe ralentit le développement de l’arbre. Le principe directeur est de s’assurer de la croissance du diamètre du tronc. Voici les principales règles à observer :

1-Évitez l’étranglement du tronc. Si deux branches ont leur origine à la même hauteur sur le tronc et l’étranglent, coupez une des deux branches.

Dans la figure ci-contre, les deux branches à la même hauteur étranglent le tronc. Le diamètre du tronc est moins gros après l’étranglement que la branche du côté gauche. Très tôt dans le  développement de l’arbre, cette branche aurait dû être enlevée pour maintenir le calibre (diamètre) du tronc. Il pourra alors supporter et alimenter plusieurs autres branches charpentières.

2-Taillez toute branche avec un angle trop aigu (gourmand) ou qui se dédouble au bout d’un rameau.
3- Coupez toute branche cassée, morte, abîmée ou malade.
4- Enlever les branches basses, situées à 70 cm et moins du sol, qui à maturité peuvent nuire à la circulation de la tondeuse et risquent d’être arrachées d’ici là par l’affaissement de la croûte de glace sur la neige lors de la fonte du printemps.


Branches cassées sous
le poids de la neige

5- Pour les arbres âgés de 2 ans (les pépinières vendent les arbres dans le début de la deuxième année), enlevez les fleurs ou les petits fruits s’il y en a, car durant la deuxième année, la vigueur doit être réservée au développement du calibre du tronc principal. Vous pourrez toutefois permettre la croissance d’un ou deux fruits pour goûter à votre production.

Ces directives pour la taille de formation convient aux différents arbres fruitiers en général et aux pommiers en particulier. Chaque espèce fruitière a également quelques particularités de taille de formation.

La taille de formation des cerisiers consiste à enlever des sections de sous-charpentières pour que la charpentière s’allonge.

La taille de formation des poiriers consiste à retirer les gourmands près du tronc pour favoriser les branches moins verticales.

Les pruniers sont taillés comme des pommiers en gobelet, enlevez quelques gourmands s’il y a lieu.

Les abricotiers et les pêchers sont stimulés par le raccourcissement de tous les rameaux. Une forme en gobelet leur convient habituellement.

La taille d’entretien

La taille des arbres fruitiers est indispensable et devrait être effectuée à tous les ans car les bourgeons à fruit ont besoin d’une certaine vigueur pour se maintenir. S’il y a absence de taille pendant quelques années, les bourgeons à fruit redeviennent des bourgeons à feuille car la vigueur s’éparpille dans un trop grand nombre de pousses végétatives.

Après les premières années, quelles branches doit-on enlever?

Pour réaliser la taille d’entretien, faites le tour de l’arbre pour le voir sous tous les angles et prenez bien le temps de repérer les branches à couper. (1) Enlevez les branches cassées, mortes ou malades. (2) Coupez au besoin une partie des charpentières pour renouveler l’aération et l’ensoleillement. Un arbre donne des fruits de qualité dans une épaisseur de voûte d’environ 60-90 centimètres (24-36 pouces). (3) Coupez les branches qui poussent vers l’intérieur. Coupez les branches les moins récentes si des branches se superposent ou se croisent. (4) Supprimez la majorité des "gourmands", ils sont assez faciles à reconnaître puisqu’ils pointent tout droit vers le ciel. Coupez ceux-ci parce qu’ils détournent à leur profit la sève de l’arbre. Conservez quelques gourmands moins vigoureux qui pourront se développer en branches fruitières.

La taille de rajeunissement

Dans le cas où l’arbre n’a pas été entretenu pendant plusieurs années, la taille conseillée est la taille de rajeunissement. La technique consiste à faire surtout des grosses coupes sur les branches montant à la verticale. Conservez les charpentières et sous-charpentières formant un angle de 45 degrés et + de la verticale. L’arbre tolère qu’on lui enlève jusqu’à 30% des branches.

Recommandations pour bien réussir la taille des arbres fruitiers

Quand tailler?

La taille se fait après les grands froids d’hiver, habituellement de la mi-février à la fin avril. Il est plus facile de discerner l’ensemble des coupes à réaliser avant l’apparition du feuillage. On s’abstient de tailler après le 15 août pendant que l’arbre est en phase d’aoûtement.

Vigueur et angle des branches

Comment se décide dans un arbre fruitier si un bourgeon à feuilles devient un bourgeon à fruit et vice-versa?

La réponse réside dans la réactivité du système hormonal selon la vigueur et l’angle de la branche.

Une certaine vigueur et un bon angle de la branche sont indispensables pour la mise à fruit. L’emploi d’écarteurs pour plier les charpentières à un angle de 60 degrés et + de la verticale induit une croissance modérée de la branche et sa mise à fruit. L’écartement réduit la vigueur des branches à angle trop aigu, augmente le nombre de nouvelles pousses moins vigoureuses sur la branche et encourage la mise à fruit.

L’écartement se fait également par le poids des fruits que portent les jeunes arbres. Les pomiculteurs peuvent employer d’autres techniques d’écartement tels que : suspendre des poids aux branches ou attacher la branche à une tige enfoncée au sol.

Plus l'orientation de la branche s’approche d’un angle de 60 degrés et + par rapport à la verticale, plus de bourgeons à fruits seront formés.

L’usage d’écarteurs est requis pour certains arbres très vigoureux (poiriers, pommiers). L’écarteur augmente l’arcure de la branche, ce qui stimule la formation des bourgeons à fruits. (A) montre que la branche n’est pas suffisamment arquée, (B) montre un écartement à 60 degrés de la verticale avec des rameaux secondaires souhaitables, (C) montre qu’un écartement à 70 degrés entraîne la formation de quelques gourmands verticaux et (D) montre qu’à 90 degrés, de nombreux gourmands verticaux sont produits. Les gourmands trop près du tronc principal canalisent trop de vigueur pour devenir des branches fruitières, ils doivent être enlevés. Les gourmands plus éloignés du tronc et moins vigoureux se transforment après une deuxième saison en branches porteuses de bourgeons à fruits.

 

La forme de l’arbre, pyramide ou gobelet?

La combinaison d’un porte-greffe et d’une variété (greffon) produit un arbre ayant une forme qui lui est caractéristique.

Les pommiers colonnaires ont la forme d’un arbre compact à port dressé. Ils sont de type pyramidale.

Les variétés de pommes Liberty, Spartan, Mc Intosh, Lobo peuvent être conduit en forme de pyramide ou de gobelet.

La forme pleureur convient aux cultivars Cortland et Paulared.

La forme pyramidale convient aux poiriers.

La forme de gobelet est très adaptée au développement des pruniers et pêchers.

Quelques jardiniers préfèrent tailler en espaliers (poirier, pommier), ce qui est intéressant pour l’apparence et l’effet esthétique dans l’aménagement paysager mais le rendement est moindre pendant plusieurs années.

Chaque forme a certains avantages. La forme pyramidale est reconnue pour donner un rendement optimum. La forme de gobelet est très appréciée car l’arbre est plus large, et donne des fruits plus facilement accessibles du sol. Choisissez la forme de gobelet si le port de l’arbre le permet et si vous avez l’espace nécessaire pour son déploiement.

 

 

 

 

 

 

Pommier colonnaire      Forme gobelet          Forme pyramide

 

Pommier de forme gobelet       Poirier de forme pyramide                  Pommier de forme pleureur

 

 Pommier de 3 ans peu taillé               Cerisier Stella 8 ans              Poirier Beauté Flamande 8 ans        

La mise à fruit

La mise à fruit aura lieu tôt si vous choisissez un porte-greffe nanisant. Les pommiers ‘standards’ et ‘semi-vigoureux‘ auront des fleurs et des fruits vers la 8e année alors que les ‘très nains’ ont des fleurs dès la deuxième année. Le poirier met environ 5 ans avant de porter des fruits alors que les cerisiers, pruniers, abricotiers et pêchers peuvent offrir quelques fruits dès la 3e année.

Durant les 5-6 premières années, vous pourrez favoriser la mise à fruit en taillant le moins possible. S’il y a lieu, effectuez seulement les coupes de formation. Dans le bourgeon terminal de la branche se trouve une hormone qui induit le grossissement de la branche et la mise à fruit des bourgeons situés sur celle-ci lorsqu’elle n’est pas taillée. Le fait de tailler le bout d’une branche diminue grandement cet hormone et fera pousser la branche d‘une longueur supérieure que si elle n’avait pas été coupée. Le diamètre d’une branche non taillée augmente plus et il s’y forme plus facilement des bourgeons à fruits. C’est pourquoi habituellement on ne taille pas les extrémités!

Les porte-greffes

99% des arbres fruitiers sont greffés. La partie racinaire jusqu’à 10 cm au-dessus du sol s’appelle le porte-greffe. Le scion ou greffon qui lui est greffé est la partie aérienne de l’arbre. Le porte-greffe définit la vigueur, la hauteur, la largeur et la récolte. Le greffon détermine la variété et le type de port : pyramidal, gobelet, pleureur, colonnaire, ….

Les pommiers ont différentes dimensions allant du porte-greffe ‘colonnaire’ à ‘standard’ :

Classe                     Nom                       Hauteur         Largeur          Récolte

Colonnaire¹                                            2-3,5m      0,5-1,5m            5 kg et +

Très nain                 EM-9                         2,5m          2-2,5m            25 kg ‘’

Nain                 O-3 EM-26                        3,5m         2-4,0m             40 kg ‘’

Semi-nain             EM-7                             4,5m        4-5,0m             80 kg ‘’

Semi-vigoureux MM-106ou MM-111       5,0m        4-6,5m          100 kg ‘’

Standard Robusta                                     6-8m         6-9,0m          300 kg ‘’

 

6-9 m

5,0 m

4,5 m

3,5 m

2,5 m

 

 

 



EM-9       Ottawa-3        EM-26         EM-7            MM-111                     Robusta
Très nain    Nain           Nain           Semi-nain     Semi-vigoureux         Standard

 

Pour le choix d’un pommier, préférez généralement le porte-greffe ‘très nain’ EM-9. Il s’adapte bien à tous les types de sol y compris les sols lourds. Les fruits sont produits dès la deuxième année. Plusieurs consommateurs se laissent parfois trompés par les termes ‘nain’ et ‘semi-nain’ qui réfèrent à des arbres assez volumineux qui produisent une quantité considérable de fruits. Si vous avez peu d’espace, choisissez plutôt le porte-greffe colonnaire.

Pour les autres arbres fruitiers, leur dimension varie également en fonction de leurs porte-greffes. Les poiriers sont généralement issus de porte-greffes ‘semi-nains’ ou ‘standards’. Les pruniers sont de porte-greffes ‘semi-nains’. Les cerisiers sont de porte-greffes ‘semi-vigoureux’. Les abricotiers, ‘très nains’. Les pêchers sont ‘très nains’ sauf la variété Reliance dont le porte-greffe est ‘semi-nain’.

N.B. Vous trouverez la description de plusieurs cultivars d’arbres fruitiers adaptés aux principales régions climatiques du Québec sur le site http://home.primus.ca/~arbres.fruitiers/

Nom de la variété et du porte-greffe

Lorsque vous achetez un arbre ou lorsque vous faites l’acquisition d’une propriété qui possède déjà un ou des arbres fruitiers, informez-vous si possible pour connaître les noms des variétés et porte-greffes et l’année de la plantation. Conservez l’information par écrit. En connaissant ces caractéristiques, vous pourrez solliciter des conseils plus judicieux sur les bonnes façons d’entretenir vos arbres fruitiers. Par exemple en sachant que le porte-greffe de l’arbre que vous possédez pousse généralement jusqu’à 5 mètres, vous ne chercherez pas à le réduire à 3 mètres, ce qui peut être la cause de nombreux soucis!

Le rôle de la lumière dans la fructification

De tous les facteurs climatiques, la lumière solaire est le principal promoteur de la fructification. La quantité minimale de lumière nécessaire à l'induction florale est de 30% de l’ensoleillement journalier. Pour maintenir un taux optimal de fructification sur les branches fruitières, l'ensemble du feuillage doit recevoir environ 50% de la lumière du jour.

L’influence de la taille sur la formation des bourgeons à fruits

La taille a pour conséquence d'ouvrir le robinet de la sève brute venant des racines. Après la taille d’hiver, il y a présence de plus de sève brute et de substances azotées dans les tissus au détriment des sucres élaborés par la photosynthèse. Or les sucres sont reconnus pour la stimulation de la formation de bourgeons à fruits.

Dès juillet la situation s'inverse, les plaies sont cicatrisées, la pression interne est rétablie, les nouvelles feuilles formées produisent des sucres élaborés et il y a amorce de production de bourgeons à fruits.

Lorsque l'arbre est jeune, la taille n'aide pas la fructification car le faible nombre de feuilles présentes dans l'arbre ne produisent pas suffisamment de sucres élaborés. Lorsque l'arbre est plus âgé, celui-ci répond bien à la taille par la production de sucres élaborés qui stimulent la formation de bourgeons floraux.

L'induction florale est également régie par l'équilibre entre deux facteurs: un facteur à effet promoteur qui réside dans les feuilles et un autre facteur à effet inhibiteur sécrété par les semences des fruits. La présence de fruits entrave la formation des bourgeons floraux, les pépins des fruits fécondés sécrètent une hormone, l'acide gibbérellique qui inhibe l'induction florale. On comprend ici la tendance de certains arbres fruitiers à produire en alternance un plus grand nombre de fruits une année sur deux.

Comment régler un problème d’alternance?

Pour les arbres sujets à l’alternance, exécutez une taille sévère à tous les ans, en d’autres mots ne laissez pas la chance à l’arbre d’avoir une récolte très abondante. La taille dans ce cas consiste à supprimer jusqu’à 20% des branches pour rétablir l’équilibre entre la production des fruits et l’induction florale. La vigueur de l’arbre sera stimulée et mieux répartie par cette taille drastique. L’alternance sera atténuée avec une production moins volumineuse la première année et plus abondante la deuxième année.

La taille d’été

Quelques jardiniers expérimentés pratiquent une taille d’été. Elle concerne principalement la coupe des gourmands et vise à donner plus de vigueur à l’arbre et plus de couleur aux fruits de la saison. La taille d’été serait profitable pour les poiriers². On s’abstient de tailler après le 15 août pendant que l’arbre est dans sa phase d’aoûtement.

Outils de taille

Les différents outils pour la taille sont: un sécateur manuel, un sécateur à manches longs, une scie à main et un émondoir télescopique (optionnel) équipé d’un sécateur et d’une scie. Évitez le sécateur à enclume qui écrase le bois et ne fait pas une coupe nette.

Techniques de coupe

La lame du sécateur doit être appuyée contre le collet de la branche et cela de façon à exécuter une coupe soignée. La partie fixe (large) du sécateur laisserait un « moignon », ce qu’il faut éviter.

Il ne faut pas avoir peur de s’attaquer à des sections des plus grosses branches, puisque leur coupe renouvelle les bourgeons à fruit et maintient la vigueur de l’arbre. La scie à main est l’outil approprié pour les coupes d’un diamètre de 3 cm et plus.

Lors d’une coupe d’une branche au tronc, on doit veiller à :

- ne pas couper dans le collet sur le tronc puisque cela affecte la santé de l’arbre et le rend vulnérable aux maladies;

- ne pas laisser un « moignon » dépasser du collet puisque plusieurs gourmands se manifesteront dès la première année. On doit couper correctement à la limite du collet.

- donner une inclinaison à la coupe pour permettre au bois de sécher plus rapidement et ainsi éviter la pourriture.

S’il se trouve à la base de l’arbre des gourmands (faux-broussins) qui se développent directement du porte-greffe, ils doivent être coupés car ils sont en compétition avec le tronc principal et détournent la sève de l’arbre.

Enfin il n’est pas vraiment nécessaire après avoir coupé une branche, de recouvrir d’un produit protectant. Si vous voulez le faire pour des raisons esthétiques, utilisez une peinture au latex.

Stratégie d’ensemble

D’une année à l’autre, le jardinier s’adapte aux poussées de vigueur de son arbre en établissant de nouveaux rameaux pour canaliser cette énergie. Si la problématique est un manque de vigueur, faites une taille sévère. Si l’année suivante, vous n’avez pas de nouvelles pousses annuelles d’environ 20 cm, il faudra évaluer les conditions d’ensoleillement, la fertilité du sol et la santé de l’arbre. Demandez alors conseil, car il faudra bien cerner le problème pour y remédier adéquatement. Souvent il est préférable de couper un arbre chétif et le remplacer par un arbre fruitier sur un porte-greffe différent.

En résumé, la taille des arbres fruitiers est un art, celui d’accompagner chaque arbre dans son développement naturel tout en stimulant la mise à fruit.

Bonne saison de taille!

 

Auteur : Daniel Reid³

Révision : Jean Duval, agronome. Club de producteurs biologiques Bio-Action.

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Annotations :

¹ Article décrivant les principaux pommiers colonnaires disponibles au Québec :

   http://home.primus.ca/~arbres.fruitiers/fruitiers.htm#colonnaires 

² Langlais G. et Richard J., La taille des arbres fruitiers, Ed. Broquet, Qc, 2001.

³ Animateur de conférences et d’ateliers de formation sur «  La production biologique des arbres fruitiers » depuis 1988.

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