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Membres
Le GQMNF compte environ
1500 membres. Ces personnes œuvrent ou ont œuvré dans un vaste ensemble de
domaines différents : administration, arts plastiques, communications,
éducation, enseignement, didactique du français ou d’autres langues, édition,
finances, gestion, histoire, ingénierie, journalisme, linguistique, littérature,
orthopédagogie, recherche, rédaction, ressources humaines, révision et
correction, sciences infirmières, secrétariat, service social, terminologie,
traduction, etc. La grande majorité des membres du Groupe sont de partout au
Québec, de Gatineau à Rimouski et Carleton, de Fermont et Chicoutimi à
St-Jean-sur-Richelieu, en passant par Montréal, Québec, Sherbrooke et
Trois-Rivières! D’autres membres sont du Nouveau-Brunswick, de l’Ontario, du
Manitoba, de l’Alberta, des États-Unis, de la Nouvelle-Calédonie, de Suisse et même de Chine!
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Le GQMNF a été créé le 12
janvier 2004. Les trois fondatrices du Groupe sont
Chantal Contant (linguiste, UQAM), Annie Desnoyers (linguiste, Université de Montréal) et
Karine Pouliot (auteure de matériel scolaire et didacticienne, centre d'aide en français, HEC Montréal). Au départ, c’est un constat sociolinguistique
qui est à l’origine de la volonté de créer un groupe comme le GQMNF : dans nos
sociétés, des puristes défendent des règles hermétiques, qu’eux seuls semblent
maitriser, et condamnent le « peuple » pour tout manquement à ces règles… Les
conséquences sociales de l’influence de ces puristes sont de deux ordres :
premièrement, des francophones ont « peur » de leur langue, souffrent d’une
grande insécurité linguistique et pensent que la langue est un ensemble de
règles mystérieuses créées par le divin; deuxièmement, des non-francophones
hésitent à se tourner vers le français comme langue seconde, pensant que cette
langue est hermétique et remplie de pièges et d'exceptions. Encouragées par la
volonté de faire connaitre aux gens l’ouverture possible de la norme, et non
seulement sa fermeture, puis de leur redonner confiance pour qu’ils puissent
défendre certains de leurs emplois auparavant considérés comme des erreurs mais
maintenant approuvés par les instances compétentes, les fondatrices du GQMNF ont
joint leurs efforts pour créer un tel groupe.
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